Ecoles communales : voici par où elles vieillissent

Dans le milieu scolaire, il y a deux saisons : l’année scolaire et les travaux. C’est en effet quand il n’y a pas cours qu’il faut en profiter pour entretenir les locaux. A l’intérieur, mais aussi à l’extérieur.

En cet été 2018, comme chaque année, Servitas a été particulièrement sollicité par les services des communes pour intervenir dans les écoles et se livrer à différents travaux d’entretien et réparation.

Les questions posées par les municipalités sont donc une excellente occasion de s’intéresser aux éléments fragiles de ces écoles, et de regarder, au fond, par où “elles vieillissent”.
Et une toute aussi bonne occasion de s’intéresser aux solutions pour les rajeunir.

Le plexiglas, star des années 70

Le plexiglas est le petit nom du polyméthacrylate de méthyle (PMMA), un matériau découvert par les chimistes allemands dans les années 20. Le plus audacieux d’entre eux, Otto Röhm révolutionna son entreprise, la Röhm et Haas Atkiengesellschaft, en déposant en 1933 le brevet du Plexiglas, nom formé de Glas (« verre » en allemand, avec un seul s) et de plexi (issu de plexus participe passé de plectere –tourner, tresser – en latin).
Si le tressage évoqué ici est en fait une métaphore du processus chimique de polymérisation, ce matériau qui en résulte a connu un succès fulgurant dès sa mise sur le marché. Pour la première fois, on savait imiter le verre. Et on pouvait le remplacer dans de nombreuses utilisations où il valait mieux s’épargner les risques de casse. Dans les années 60, le matériau a été repéré par les designers,  les architectes et il est devenu très populaire.

Le plexiglas vieillit aussi

Les grandes baies vitrées, les vérandas, les puits de lumière dans les espaces recevant du public, et tout particulièrement des enfants, ont donc été un marché naturel pour ce matériau. Et on en trouve beaucoup dans les écoles de ces années-là, comme ici dans le diaporama ci-dessous, pour l’auvent de cette école de Vauréal.
Deux à trois décennies plus tard, on voit bien le problème sur ces photos : avec le temps, le plexiglas, malgré toutes ses qualités vieillit aussi. Le soleil, l’humidité, la mousse qui s’infiltre dans les interstices. Parfois également, des interventions malvenues comme le nettoyage avec certains solvants ou nettoyants qui provoquent des microfissures (le craising) ont accéléré le vieillissement.
Bref. On se retrouve alors avec ce genre de spectacle. L’auvent de cette école de Vauréal faisait grise mine.

auvent école de Vauréal avant intervention de Servitas
auvent de l'entrée de l'école de Vauréal avant l'intervention de Servitas
auvent de l'école de Vauréal en plexiglas avant les travaux
Auvent de l'école de Vauréal- plexiglas remplacé par du polycarbonate
Auvent de l'école de Vaureal terminé
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Le polycarbonate isole mieux de la chaleur

Servitas a donc proposé de remplacer le plexiglas par du polycarbonate.
C’est ce même matériau que nous avons proposé également pour la réfection de ce hall d’entrée (diaporama ci-dessous) , où il s’agissait là de remplacer les carreaux de verre et d’améliorer l’isolation thermique. Moins pour se protéger du froid l’hiver que pour se protéger de la chaleur en été. L’effet de serre provoqué par le dispositif devenait vite intenable dès que les beaux jours arrivaient. On l’oublie trop souvent mais, en matière d’isolation thermique, le problème le plus important au niveau mondial est moins de se protéger du froid que de se protéger du chaud. Les dépenses d’énergie liées à la climatisation deviennent plus importantes que celles liées au chauffage. Et l’année 2018 l’a montré encore une fois : les épisodes de chaleur vont devenir de plus en plus fréquents, même en période scolaire.

Cette verrière au-dessus de l'entrée de cette école de Vauréal était un four en été
hall d'entrée de l'école de Vauréal-une hauteur sous plafond importante
le polycarbonate utilisé réfléchit la lumière et limite la chaleur
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Le polycarbonate utilisé ici a d’une part une épaisseur suffisante (38mm) et d’autre part une couche composée d’une feuille de couleur blanche réfléchissant les rayonnements du soleil responsables de la chaleur. En outre, la fabrication des plaques est faite à proximité (Saint-Ouen l’Aumône) et il est possible de faire faire chaque plaque sur mesure, ce qui limite considérablement le travail sur place et fait gagner beaucoup de temps (une journée de travail à quatre personnes seulement pour poser les plaques de cette véranda). Gain de temps, matériau moins onéreux : l’économie se ressent forcément sur la facture finale.

Les rives de toit en béton, point faible des écoles des années 50

On a beaucoup construit d’écoles sur ce modèle d’architecture dans les années 50. C’était l’école communale type, avec les logements de fonction au premier étage et les classes en rez-de-chaussée. Deux toitures se rejoignant avec une élégance typique de cette période.
A l’époque, on aimait beaucoup le béton, et on l’utilisait jusque pour les rives de toit. On appelle ainsi cet élément du bord de la toiture qui évite l’écoulement de l’eau de ruissellement du toit sur le pignon et l’oriente vers la pente. Traditionnellement maçonnées, ces rives s’appuient sur le bord de la toiture et emprisonnent ainsi la rangée de tuiles de l’extrémité.

Problème : le béton vieillit, lui aussi. Avec le temps, il laisse l’eau s’infiltrer et tout ce le soutient se laisse gagner par l’humidité. Les finitions en lambris, les bords des chevrons, etc. Tout ce qui était en bois commençait à pourrir. Il fallait donc intervenir.

 

ce type d'école est typique des constructions des années 50
Leur point faible : les rives de toit en béton doivent être remplacées
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Servitas a proposé de remplacer le béton par du zinc. Les rives en zinc vont durer beaucoup plus longtemps. Ce matériau n’est pas utilisé sans raison sur les toitures : Il est malléable, esthétique et sa durée de vie est élevée.
Une bande de plomb assure l’étanchéité et pour les finitions, ce sont des sous face  en PVC qui viennent orner le dessous de la toiture, remplaçant avantageusement les lambris de bois originels.

Le gros intérêt de ce remplacement des rives bétonnées par des rives en zinc est l’entretien. A l’avenir, on pourra intervenir sur une partie seulement de ces nouvelles rives, pour remplacer une tuile cassée ou  effectuer un entretien localement, là où autrefois la chose était impossible, puisque toutes les tuiles étaient prises dans le béton. Plus besoin de casser la totalité de la rive pour remplacer une seule de ces tuiles extérieures, par exemple. On a donc là à la fois une opération de rajeunissement et une solution qui facilitera l’entretien ultérieur.

Voici donc un été qui aura profité aux écoles de Vauréal et Margency

SERVITAS est votre partenaire sur tout le Val d’Oise et les Yvelines pour type intervention en toiture. Contactez-nous au 01.30.17.18.54